Le Figaro titrait il y a peu : « Quand la surproduction d'élites mène au déclassement des bac+5. » L'anthropologue américain Peter Turchin a même un nom pour le phénomène : la « surproduction d'élites ». En clair : on forme trop de diplômés pour trop peu de postes à la hauteur de leurs espérances — et de leurs dettes.
600 000 bacheliers par an. 80 % d'une génération. Des masters délivrés à la chaîne. Et au bout du chemin ? Un loyer parisien à 1 300 euros, un CDI qui ne vient pas, et un crédit étudiant qui, lui, est bien là.
Alors on va dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : le Bac+5, c'est souvent le meilleur moyen d'enrichir une école de commerce et d'endetter un jeune pour dix ans. Pendant ce temps, les métiers du vin, de la bière et des spiritueux cherchent des professionnels formés, opérationnels et passionnés. Pas des stagiaires bardés de théorie qui n'ont jamais ouvert une cuve.

Le Bac+5 : le rêve vendu à crédit
Le système a un talent particulier pour vendre de l'espoir emballé dans du papier glacé. Des campus modernes, des photos de diplômés souriants, des promesses de « réseaux » et de « carrières internationales ». Ce qu'on oublie de mettre en avant dans les brochures, c'est la note finale.
En France, un étudiant en école de commerce peut dépenser entre 40 000 et 100 000 euros sur cinq ans. Pour décrocher — parfois — un poste à 28 000 euros bruts annuels. Avec un loyer qui avale 40 % du salaire. Et un crédit à rembourser sur dix ans.
L'INSEE le confirme : en 2025, un salarié sur cinq détiendra un diplôme supérieur à celui le plus courant dans sa catégorie socioprofessionnelle. Autrement dit : un diplôme de plus en plus souvent inutile par rapport au poste occupé. On appelle ça poliment le « déclassement ». On pourrait aussi appeler ça une arnaque bien organisée.

La surproduction de diplômés : un système qui se mord la queue
Le paradoxe est brutal. Plus les jeunes se forment longtemps, plus ils se retrouvent en concurrence les uns avec les autres pour les mêmes postes qualifiés. Les emplois à forte valeur ajoutée ne se multiplient pas au même rythme que les diplômes. Résultat : un bac+5 se retrouve à postuler à des postes accessibles à un bac+2 — tout en traînant une dette étudiante que son homologue n'a pas.
L'économiste Gilles Raveaud le résume bien : les diplômés surdiplômés « se concentrent d'abord dans les villes », chassent les loyers vers le haut, et se disputent une poignée de postes dans les mêmes secteurs sur-représentés. Banque, conseil, communication. Des secteurs saturés.
Pendant ce temps, les secteurs qui font vraiment tourner l'économie — et qui portent l'identité de notre pays — peinent à recruter. Le vin. La bière. Les spiritueux. La vigne. Des filières en plein développement, ancrées dans des territoires, avec des besoins réels et des débouchés concrets.
La formation professionnelle en vin et bière : ce que personne ne te dit
Voilà la réalité que les grandes écoles ne communiqueront jamais dans leurs salons d'orientation : l'apprentissage dans les métiers du vin, de la bière et des spiritueux offre quelque chose que cinq ans d'études supérieures ne peuvent pas garantir.
Tu travailles dès le premier jour
En apprentissage, tu es en entreprise. Tu vinifies, tu brasses, tu conseils. Pas dans un amphi. Pas sur PowerPoint. Dans une cave, une brasserie, un domaine. Tu touches le produit, tu rencontres des professionnels, tu comprends les contraintes réelles du métier. Ça ne s'apprend pas dans un livre.
Tu gagnes ta vie pendant ta formation
L'apprenti perçoit un salaire. Un % du SMIC selon l'âge et l'année de formation. C'est peu, c'est vrai. Mais c'est infiniment mieux qu'un crédit étudiant à rembourser. À la fin de ta formation, ton compte bancaire n'est pas dans le rouge — il est à l'équilibre. C'est une liberté que beaucoup de bac+5 n'ont pas.
Tu es opérationnel le jour J
Quand tu obtiens ton diplôme, tu peux travailler. Pour de vrai. Ton patron de stage te connaît, il a vu ce que tu vaux. Dans de nombreux cas, le contrat suit. Pas de période d'essai à l'aveugle, pas de six mois à « chercher sa voie ».
IFCO Formations : apprendre un vrai métier, avec de vraies gens
L'IFCO — Institut de Formation aux métiers du vin, de la vigne, de la bière et des spiritueux — a fait un choix simple : former des professionnels, pas des diplômés. Présent à Paris, Bordeaux, Lyon et Marseille, l'IFCO propose des formations en apprentissage directement connectées aux besoins du terrain.
Les formations disponibles couvrent l'ensemble des filières :
· Conseiller Commercial en Vins et Spiritueux
· Zythologue / Biérologue
· Technicien Viticulture Œnologie en agriculture Biologique et Biodynamique
· Titre Brasseur
· BTSA Viticulture Œnologie
Ces formations sont accessibles en apprentissage ou en professionnalisation, aux jeunes comme aux adultes en reconversion. L'IFCO travaille avec des entreprises partenaires — domaines viticoles, caves, brasseries, négociants — qui accueillent les apprentis et participent activement à leur formation.
Des débouchés professionnels concrets dans des secteurs qui recrutent
Le secteur viticole français représente plus de 500 000 emplois directs et indirects. La bière artisanale a explosé en dix ans — plus de 2 000 brasseries indépendantes en France aujourd'hui. Les cavistes et les sommeliers sont recherchés dans la restauration, le commerce spécialisé, le tourisme vitivinicole. Les spiritueux connaissent une croissance mondiale ininterrompue.
Ce sont des métiers passion. Des métiers ancrés dans le vivant, dans le territoire, dans la culture française. Des métiers où tu peux évoluer, créer ta propre structure, transmettre un savoir-faire. Pas des métiers où tu regardes défiler des slides en attendant une promotion hypothétique.
Et contrairement à beaucoup d'autres secteurs, ces filières ne délocaliseront jamais. Le Bordeaux, le Beaujolais, le cidre normand, la bière alsacienne — ça se fait ici, par des gens formés ici.
Questions fréquentes
La formation en apprentissage est-elle reconnue par l'État ?
Oui. Les diplômes préparés à l'IFCO sont des titres RNCP (répertoire national des formations professionnelles). Ils ont exactement la même valeur officielle qu'un diplôme obtenu en formation initiale classique.
Faut-il avoir un employeur avant de s'inscrire ?
Pas obligatoirement dès le premier contact. L'IFCO accompagne ses futurs apprentis dans la recherche d'un employeur partenaire. Notre réseau d'entreprises du secteur est un atout concret pour trouver une structure d'accueil adaptée à ton profil.
Ces formations sont-elles accessibles en reconversion professionnelle ?
Absolument. Les formations IFCO s'adressent aussi bien aux jeunes en formation initiale qu'aux adultes souhaitant changer de voie. Le contrat de professionnalisation est le dispositif adapté pour les adultes en reconversion. Financement possible via le CPF, les OPCO, Pôle Emploi ou l'entreprise.
Peut-on vraiment vivre de ces métiers ?
Oui — et avec en prime zéro dette étudiante.
Conclusion : le diplôme ne fait pas le professionnel — l'expérience, si
On ne remet pas en cause le fait de faire des études longues quand c'est un choix sincère, cohérent avec un projet professionnel précis. Médecin, ingénieur, chercheur — ces métiers exigent des années de formation, et c'est légitime.
Mais se lancer dans un bac+5 parce que « c'est la norme », parce que les parents y tiennent, parce que personne n'a présenté d'alternative sérieuse — c'est exactement ce que dénonce l'article du Figaro. Des centaines de milliers de jeunes qui s'endettent pour un diplôme qui ne les emmènera pas là où ils espéraient.
Les métiers du vin, de la bière et des spiritueux sont une voie. Une vraie. Exigeante, concrète, passionnante — et qui recrute. Si tu veux apprendre un métier qui a du sens, travailler avec tes mains et ta tête, et ne pas démarrer ta vie active avec dix ans de crédit sur les épaules, c'est le bon moment de poser la question.